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Panorama
des Ressources Sauvages
Regard sur la conservation
mondiale
par Eugène Lapointe |
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Critique d'un livre
Commentaires de Janice Henke, anthropologiste |
Il s’agit là d’un ouvrage d’une extrême
franchise. Il éclaire l’état actuel des croyances et des pratiques en
usage, au niveau international, dans le domaine de la conservation de la
nature, et met en évidence la façon dont les décisions politiques
affectent la santé de l’environnement. Eugène Lapointe retrace le
processus de dégradation des missions de la Convention internationale sur
la réglementation de la chasse à la baleine et de la CITES. Il est
pleinement qualifié pour prononcer des opinions fortes: ses neuf années
passées en tant que secrétaire général de la CITES, et ses observations
personnelles depuis lors sur l’évolution de la conservation
internationale, l’ont convaincu que les concepts juridiques et
scientifiques de la conservation avaient été dénaturés et mal
appliqués, au point que les deux conventions servent maintenant des fins
totalement différentes de celles prévues par leurs concepteurs. Eugène
Lapointe veut que le monde connaisse les erreurs commises et sache
exactement comment et pourquoi l’esprit de la conservation a été trahi.
L’ouvrage décrit aussi sa vision d’un avenir dans lequel les
communautés locales seraient en charge de leurs propres ressources, elles
qui conservent les ressources par le biais de leur utilisation durable.
Chacun de ceux qui s’intéressent aux
espèces et aux lieux sauvages trouveront des informations utiles dans Panorama
des Ressources Sauvages. Les premiers chapitres décrivent clairement
les significations diverses et complexes de la conservation et examinent
les différences philosophiques entre les préoccupations relatives à une
conservation humaine et fondées sur la science, et les intérêts
personnels de ceux qui s’opposent à l’utilisation des ressources
naturelles, pour quelque raison que ce soit. Les traités, qui devaient
guider la conservation dans le sens original de ce terme, sont décrits
comme des instruments mondiaux qui aurait dû servir à cette fin. Les
organisations qui s’évertuent à les entraver sont identifiées, et
leurs activités passées et présentes sont expliquées en termes clairs.
Les mythes, les légendes, les crimes en mer, les enquêtes bidons, le
mensonge, le gaspillage, les politiques malhonnêtes, le chantage
économique et les manipulations médiatiques sont tous relatés par un de
ceux qui ont suivi le déroulement du processus.
Eugène Lapointe a vu les mass médias
décrire la conservation internationale comme un jeu de responsabilités,
amenant ainsi le grand public de la plupart des pays occidentaux
développés a avoir une vue gravement déformée du rôle légitime des
gouvernements envers les ONG protectionnistes. Il fait remarquer que, dans
certains cas, un racisme flagrant a servi de facteur de développement de
politiques nationales portant sur des questions de conservation
internationale. Le racisme et l’intolérence envers les autres cultures,
associés aux activités d’organisations telles que Greenpeace, l’IFAW,
la Humane Society of the United States, PETA, et d’autres, ont
entraîné des violations des droits de l’homme et des droits souverains
des Parties à la CITES et à la CBI. Les organisations
"écologistes" et de défense des droits des animaux n’ont pas
fait progresser la conservation, ni sur le plan des principes ni sur le
plan pratique.
La vision mondiale d’Eugène Lapointe
allie le concept moderne de gestion des ressources naturelles au respect
des droits de l’homme, ainsi qu’au retour au respect mutuel entre les
nations. C’est là son espoir pour l’avenir de la terre et de sa
population, et de ses ressources naturelles. Panorama des Ressources
Sauvages, quant à lui, est un appel respectueux pour un retour aux
bonnes relations entre les Etats, et à un affaiblissement des forces qui
ont réduit à la fois la bonne volonté au sein de l’humanité et les
principes scientifiques de la conservation internationale des espèces
sauvages. Cet ouvrage sera bientôt reconnu pour sa présentation honnête
du processus politique d’ONG transnationales, historiquement unique, et
de son effet tant sur la science que sur les droits de l’homme. 
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