Editorial
Eugène Lapointe
Président
Au
cours de la 11e session de la Conférence des Parties à la CITES (Gigiri,
Kenya, avril 2000), des délégués, ainsi que le Secrétariat CITES, se sont
abstenus, par déférence envers la Commission baleinière internationale (CBI)
de tout débat et démarche décisifs au sujet de plusieurs points de l’ordre
du jour relatifs aux cétacés. La courtoisie professionnelle et un manque
général de connaissance de la CBI parmi les délégations sont apparus comme
des facteurs déterminants de l’hésitation de nombreux pays à immortaliser,
en tant que réalité scientifique, l’inconvenance du maintien à l’Annexe I
de certains cétacés.
Pour ceux qui connaissent bien la CITES et la CBI, le fait que
de nombreuses délégations à la CITES se sont effectivement et objectivement
tournées vers la CBI est apparu clairement.
L’IWMC-World Conservation Trust a participé à la 52e
session de la CBI à Adélaïde, Australie, en juillet dernier. Les débats, les
manoeuvres politiques et les alliances idéologiques, qui caractérisent si bien
la réalité de la CBI, ne changent pas d’une session à l’autre.
Contrairement à son mandat et aux rapports qui découlent de ses sessions, la
CBI est une institution complexe et intéressante, qui constitue une expérience
à la fois fascinante et rendant perplexe, surtout pour ceux qui l’observent
pour la première fois. Ceux qui n’ont pas déjà suivi une série de sessions
de la CBI ont beaucoup de peine à comprendre les tranches d’histoire, les
politiques et les personnalités variées, aux aspects multiples et très
dynamiques, qui illustrent la CBI.
Les cadres, employés et associés d’IWMC-World
Conservation Trust ont des décennies d’expérience de la CBI, dont une
participation aux sept dernières sessions. C’est pourquoi, afin de tenter de
combler le manque d’information de nombreux délégués à la CITES sur la
structure et la façon de travailler de la CBI, l’IWMC-World Conservation
Trust, à partir de maintenant et jusqu’à la 12e session de la
Conférence des Parties à la CITES, s’efforcera d’éclairer et d’informer
nos collègues sur ce sujet important.