english  

  français     español  

IWMC - World Conservation Trust
MAINPAGE

eNEWSLETTERS
 
Edition spéciale CBI

Editorial

Histoire de la CBI

Membres de la CBI

Préoccupations du Secrétariat

Lettre à la CBI

Dessins humoristiques

Réunions d'Adélaïde

Non-dit

La CBI refuse d'agir

CBI 54 / 2004

La CBI et le PRG

Information générale

Go to - Main Index IWMC
World Conservation Trust

eNewsletter

  

Edition spéciale CBI

 
 

Non-dit autour de l'offre australienne d'un
sanctuaire des cétacés dans le Pacifique Sud 

La proposition de l’Australie en faveur d’un sanctuaire des cétacés dans le Pacifique Sud, point clé de l’ordre du jour des pays du-même-avis à la 52e session de la Commission baleinière internationale, fut au centre d’un flot d’injures et de dénigrements pas très élégants à l’égard de petits pays des Caraïbes, lesquels jouèrent les David face à la coterie des Goliath du-même-avis. Finalement, comme dans l’histoire de la Bible, le géant australien resta sans vie et le minuscule David antillais fut vainqueur.

Greenpeace attribua la défaite de la proposition d’un sanctuaire dans le Pacifique Sud à la solidarité des six pays des Caraïbes. Greenpeace, l’International Fund for Animal Welfare (IFAW) et d’autres ONG extrémistes s’étaient alliés aux pays du-même-avis pour appuyer la proposition australienne.

Au cours des délibérations sur le sanctuaire, les observateurs, comme les délégués, réalisèrent que le vote du bloc des Caraïbes s’avérerait décisif quant au sort de la proposition australienne. Lorsque, dans les coulisses, les manoeuvres pour parvenir à une majorité apparurent vouée à l’échec, ces mêmes ONG lancèrent une campagne de diffamation vicieuse, focalisée sur le pays insulaire qu’est la Dominique.

L’IFAW et d’autres ONG inondèrent la presse locale et internationale d’accusations, selon lesquelles le Japon aurait "acheté" les votes des Caraïbes avec le leurre de l’aide extérieure. Cette accusation sembla devenir crédible lorsque M. Martin, Ministre de l’Environnement de la Dominique – qui se trouve avoir été un directeur d’IFAW – démissionna, après le décompte des votes, et prétendit qu’"il n’y avait absolument aucune raison pour que la Dominique soit tenue en otage par le Japon, en échange de promesses d’aide".

En fait, le Ministre Martin de la Dominique n’avait pas démissionné volontairement. Il avait été forcé de le faire, sur ordre du premier ministre de son pays, parce qu’il s’était aligné sur les ONG extrémistes, comme l’IFAW, en opposition directe avec la politique de "solidarité ministérielle" de son pays, laquelle relève du système parlementaire britannique. La sympathie entre le ministre de l’Environnement et les pays et ONG anti-chasse à la baleine fut évidente tout au long de la CBI 52, ainsi qu’elle l’avait été précédemment à la CdP11 de la CITES.

Les présentations de l’incident par la presse n’ont pas fait apparaître que les pays amis se comportent en amis (ils se parlent, s’appuient et se rendent visite) et que les principaux bénéficiaires de l’aide extérieure japonaise – l’Inde, le Kenya, le Brésil, l’Argentine et le Mexique – sont favorables aux pays du-même-avis et de la proposition de sanctuaire et, presque constamment, s’opposent à la philosophie du Japon, soit à la CITES, soit à la CBI. Par ailleurs, la pression des pays soutenant la proposition de sanctuaire, pour faire taire les voix d’opposition des Etats qui dépendent économiquement des gouvernements riches du-même-avis, fut également ignorée. Exemple typique de ce silence: le départ pas tellement mystérieux des Iles Salomon au cours de la session, en raison des menaces ouvertes du Premier ministre australien et du Ministre Hill, dont il question par ailleurs.
 

 
Go to - Mainpage IWMC World Conservation Trust