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December 2004 |
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IWMC
World Conservation Trust |
Comment devons-nous interpréter le dernier
paragraphe du document CoP13 Doc. 51 Addendum? C'est là une autre question.
Juste comme un refus de la part du Secrétariat d'entreprendre un travail dont
la Conférence des Parties l'a chargé? Cela aussi serait commettre un excès de
pouvoir, et ce serait contraire à l'Article XII, paragraphe 2 i), de la
Convention, aux termes duquel le Secrétariat doit "remplir toutes autres
fonctions que peuvent lui confier les Parties". En outre, il est très
exagéré de prendre pour excuse que d'apporter des modifications à la
résolution Conf. 9.19, afin d'éliminer des incohérences avec la résolution
Conf. 11.11 révisée, est sujet à des interprétations variées et qu'il
serait préférable que de tels jugements soient prononcés par la Conférence
des Parties. En premier lieu, nous ne pensons pas que cela soit vrai, le travail
demandé revenant essentiellement à transposer un libellé d'une résolution à
une autre. De plus, le Secrétariat procède constamment à des
interprétations, en particulier lorsqu'il fait des recommandations, ainsi qu'il
doit en faire. Il ne fait guère de doute qu'il saura amender la résolution
Conf. 9.19 de manière appropriée. De toute façon, toutes les interprétations
du Secrétariat peuvent être contestées par la Conférence des Parties,
laquelle a toujours le dernier mot.
Au lieu de cela, le Secrétariat aurait été
mieux inspiré s'il avait rappelé au Comité I qu'il n'avait pas le pouvoir
d'exempter "les plantes entières, reproduites artificiellement, en pots ou
autres petits récipients, chaque envoi étant accompagnés d'une étiquette ou
d'un document indiquant le nom des taxons et le texte: 'reproduites
artificiellement'". En effet, la Convention ne permet aucune dérogation
pour les plantes entières, qu'elles aient été prélevées dans la nature ou
qu'elles soient reproduites artificiellement. Comme il est indiqué dans le
rapport résumé CoP13 Com. I Rep. 10, cette dérogation, relative à des
espèces du genre Taxus, avait été suggérée, de façon surprenante, par la
délégation des Pays-Bas, au nom des 25 Etats membres de la Communauté
européenne. Elle a été approuvée par le Comité I, ce qui s'est passé sans
aucune réaction de quelque Partie, observateur ou membre du Secrétariat (dont
deux botanistes étaient présents) que ce soit. Nous aurions pu réagir mais
nous devons admettre que nous ne nous trouvions pas dans la salle lorsque cela
s'est produit. Ce n'est qu'après la session que nous avons découvert cette
erreur. C'est en fait peu avant de prendre connaissance de la notification aux
Parties n° 2004/073 du 19 novembre, dans laquelle le Secrétariat a
judicieusement inséré une note de bas de page pour signaler l'erreur et
indiquer qu'il soumettra la question au Comité permanent. En ce qui concerne la
note, le Secrétariat aurait pu ajouter toutefois que les spécimens en question
pourraient être commercialisés d'une manière similaire à la 'dérogation',
à condition que le document requis (cela ne s'appliquerait pas à l'étiquette)
soit un certificat phytosanitaire délivré conformément à la résolution
Conf. 12.3, partie VII.
Si le Secrétariat n'a pas su conseiller les
Parties correctement au sujet de ce qui précède et se trouve maintenant
contraint de proposer une démarche pour réparer l'erreur commise, nous devons
aussi faire observer qu'il les a mal avisées, au cours de l'ultime séance
plénière, au sujet de l'amendement à la proposition CoP13 Prop. 40 introduit
par la délégation des Etats-Unis (voir le document CoP13 Plen. 5). "Le
Secrétariat rappelle que la proposition CoP13 Prop. 42, qui proposait
l'amendement de la note 8 sur Phalaenopsis, a été retirée et qu'elle ne peut
donc plus être considérée, [ce qui est parfaitement correct] de sorte que
l'amendment proposé par la délégation des Etats-Unis serait contraire à une
note existante." Cette dernière remarque impliquait évidemment que
l'amendement, de l'avis du Secrétariat, n'était pas recevable en ce qui
concernait le genre Phalaenopsis. Heureusement, la Conférence n'a pas pris
cette remarque erronée en considération et a adopté la proposition CoP13
Prop. 40, telle qu'amendée par la délégation des Etats-Unis.
Pour conclure, nous estimons regrettable que le
Secrétariat ait tenté, de diverses manières, d'imposer son point de vue au
sujet d'une question d'importance, sans prendre en considération comme il
convenait les conséquences possibles pour les Parties et, ce qui n'est pas
moins important, pour la conservation d'espèces inscrites à la CITES, et qu'il
n'ait pas été à même d'aviser la Conférence à temps et de manière
appropriée. Dans le premier cas, heureusement, les Parties n'ont pas suivi le
Secrétariat; elles ont néamoins été poussées à adopter des mesures qui
sont probablement trop strictes. En ce qui concerne le second point, nous
espérons, Monsieur le Secrétaire général, que le Comité permanent saura
corriger l´erreur commise.
Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire
général, l'expression de notre considération distinguée.
Le vice-président exécutif
Jaques Berney
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