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Exportations De Produits
Baleiniers:
Victoire Du Bon Sens
Floride, Etats-Unis d’Amérique, 21
janvier 2001: Il convient de féliciter la Norvège d’avoir décidé de
délivrer des permis d’exportation pour des produits baleiniers (petit
rorqual), a déclaré aujourd’hui l’IWMC World Conservation Trust.
"Il est parfaitement logique que la
Norvège vende son stock de produits de petits rorquals", a indiqué
Eugène Lapointe, président d’IWMC World Conservation Trust.
L’International Wildlife Management
Consortium (IWMC) est une organisation internationale qui se consacre à la
promotion de l’utilisation durable en tant que méthode de conservation de la
nature, à la protection des droits souverains des Etats indépendants et au
respect des cultures et des traditions.
"Dans le cadre d’une gestion stricte,
par le biais d’un contingentement, la Norvège exploite, sans excès, les
populations de petits rorqual du nord-est de l’Atlantique et du centre de l’Atlantique
Nord. Il tombe donc sous le sens que la totalité du produit de la chasse soit
utilisé, plutôt que d’en jeter une partie, à dit M. Lapointe.
"Le pire des crimes contre la nature est
le gaspillage. Une énorme quantité de bonne nourriture se trouvant dans les
entrepôts frigorifiques norvégiens pourrait être perdue. Alors que l’on est
à la recherche de nouvelles sources de nourriture pour une population
croissante, la mise sur le marché du surplus de ces produits baleiniers est la
seule option moralement et politiquement correcte."
"Ne pas exploiter les ressources
naturelles, ce n’est pas les conservation, c’est leur accorder une
protection totale. La conservation sous-entend l’utilisation durable. Le
maitien de l’interdiction des exportations de produits du petit rorqual a
conduit les pêcheurs du nord de la Norvège à quitter leur région pour les
villes afin d’y touver du travail, aux dépens de leur mode de vie, de leur
culture et de leurs familles. La pauvreté est le pire ennemi de la conservation
de la nature, a encore dit M. Lapointe.
La Norvège a stocké plusieurs centaines de
tonnes de lard ou gras de baleine parce que les Norvégiens n’en apprécient
que la viande.
M. Lapointe, ancien secrétaire général de la
Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore
sauvages menacées d’extinction (CITES), a déclaré que la décision de la
Norvège était dans sa ligne politique à long terme en matière de chasse à
la baleine, laquelle vise à la normalisation durable de l’industrie
baleinière et des conditions dans lesquelles elle opère.
"La Norvège n’a jamais accepté, dans
son droit le plus strict, que le petit rorqual soit inscrit à l’Annexe I de
la CITES. En revanche, elle a mis en oeuvre, dans l’esprit de la Convention,
sa propre interdiction des exportations de produits baleiniers.
"Mais lorsque la Convention est corrompue
par les pays qui s’engagent dans l’ordre du jour des organisations dites
"vertes", comme Greenpeace, on peut raisonnablement comprendre
que la Norvège mette un terme à son moratoire après avoir attendu si
longtemps un geste en faveur du commerce des produits d’une espèce
abondande", a ajouté M. Lapointe.
"La CITES, comme la Convention
internationale sur la réglementation de la chasse à la baleine, a
désespérément besoin d’une révision. La réserve de la Norvège à l’égard
de l’inscription à la CITES donne au pays une base légale saine, au niveau
international, en faveur de l’exportation des produits baleiniers."
Les quotas annuels de chasse de la Norvège
sont fixés par le gouvernement. Le nombre de prises est fondé sur les
recommandations du Comité scientifique de la CBI. Le quota pour 2001 est de 541
petits rorquals.
D’après les estimations du Comité
scientifique de la CBI, les populations du nord-est de l’Atlantique et du
centre de l’Atlantique Nord comptent respectivement 112 000 and 72 000 petits
rorquals.
"Le commerce des produits du petit rorqual
ne menace nullement l’abondance de ces populations", a dit M. Lapointe.
L’IWMC World Conservation Trust a
aussi indiqué que le commerce sera contrôlé par le biais d’un système sans
précédent, fondé sur les analyses d’ADN. Les produits baleiniers pourraient
être exportés vers le Japon, l’Islande ou d’autres pays.
Pour plus d’information et des
interviews, contacter Eugène Lapointe
Courriel: iwmc@iwmc.org
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