La Chasse Au Phoque Canadienne
Est Justifiee,
Non La Protestation
Ottawa, le 15 mars 2005: L'IWMC, groupe
mondial de conservation leader en ce qui concerne la promotion de l'utilisation
durable des ressources naturelles, tient aujourd'hui à louer le fait que la
chasse au phoque du Groenland entreprise par le Canada est fondée sur une base
scientifique. En revanche, il condamne la campagne de protestation et le boycott
possible des produits canadiens de la pêche, en raison de leur caractère des
plus simplistes et complaisant.
Avec une population florissante de 5 millions
phoques du Groenland et un déséquilibre évident au sein de l'éco-système
entre les phoques et d'autres espèces comme les poissons, les cétacés et les
oiseaux marins, le Canada a autorisé, pour une période de trois ans ayant
démarré en 2003, un quota total accru de près d'un million de ces animaux. La
chasse au phoque est réglementée par le Département des pêches et des
océans du Canada, sur la base d'estimations des populations et de rendements
durables. Contrairement à ce que prétendent les protestataires, cette chasse
ne menace nullement le phoque du Groenland de disparition.
L'exploitation industrielle des phoques au
Canada remonte au XVIIIe siècle et elle est réglementée depuis 1961, les
premiers quotas ayant été introduits en 1971. Les prises annuelles de phoques
du Groenland s'élevaient en moyenne à 170 000 avant l'introduction de
l'interdiction d'importation des bébés phoques par l'Union européenne en
1983. Suite à la suppression du principal marché des produits de phoques, les
prises annuelles sont tombées à une moyenne de l'ordre de 39 000 seulement.
Aujourd'hui, les pêcheurs canadiens vendent des peaux, de la graisse et de
l'huile de phoque aux consommateurs de l'Extrême Orient.
Les protestations contre la chasse au phoque
sont conduites par certaines des organisations non gouvernementales (ONG) parmi
les plus riches et les plus puissantes du monde. Les groupes activistes de
défense des droits des animaux omettent de reconnaître que la chasse au phoque
du Groenland est durable et qu'elle favorise les autres espèces en contrôlant
la croissance rapide des populations d'un des principaux prédateurs de la
région. Les protestataires espèrent orchestrer un boycott des produits
canadiens de la pêche, dont la valeur était estimée à 4,5 milliards de
dollars en 2004, le Canada étant le plus grand exportateur au monde de produits
alimentaires.
Eugène Lapointe, président d'IWMC, a
déclaré: "pour le consommateur, la meilleure façon d'encourager la
conservation de la nature est d'acheter des produits de pays comme le Canada,
qui promeuvent l'utilisation durable des espèces sauvages. Le boycott que
soutiennent les protestataires est absurde et pourrait être contre-productif
s'il en venait à décourager la gestion scientifique dans le cadre de
programmes internationaux de conservation de la faune sauvage".
L'IWMC reconnaît le droit des protestaires de
manifester pacifiquement mais estime que les groupes devraient être plus
transparents quant à leurs objectifs de base. Les ONG qui mènent la campagne
visent soit à mettre un terme à toute forme de chasse, quelle que soit
l'abondance des espèces, soit à stopper la consommation ou l'utilisation
humaine des animaux. L'IWMC estime par ailleurs qu'une grande partie du
matériel publicitaire des protestataires est délibérément mensonger et
chargé d'émotion. L'un des plus outranciers de leurs arguments est que tous
les mammifères marins sont en voie d'extinction. L'utilisation de l'expression
"guerre du phoque", pour décrire la campagne de protestation, est un
autre exemple d'outrance.
M. Lapointe a ajouté: "Les protestataires
vivent dans le passé. Pour faciliter les changements, les groupes en question,
à l'heure actuelle, devraient avancer des faits solides et offrir des solutions
viables. Vous ne pouvez vous fonder sur un mélange d'émotions et de
pirouettes, couronné par un boycott. Cette campagne est obsolète, simpliste et
complaisante, et ne mérite que d'être fermement rejetée".
L'IWMC soutient le droit des pêcheurs
canadiens de subvenir aux besoins de leurs familles et de protéger leurs moyens
d'existence en chassant le phoque qui est abondant, et estime le programme
canadien de gestion des phoques constitue un modèle que d'autres pays peuvent
suivre. 
Pour plus d'informations,
veuillez contacter E. Lapointe en Floride
Tél/fax: +1(727) 734 49 49 ou courriel: iwmc@iwmc.org
|