UN LEADER INTERNATIONAL DE LA
CONSERVATIONIST EN APPELLE A L'UTILISATION
DURABLE DES ESPECES SAUVAGES
Tokyo, le 1er novembre 2005: Eugène
Lapointe, président d'IWMC, le groupe conservationiste international qui
promeut l'utilisation durable des ressources naturelles, a déclaré
aujourd'hui, devant une audience de politiciens, de responsables gouvernementaux
et d'industriels, que contrairement à certaines idées communément répandues,
les gouvernements du monde entier partagent l'engagement du Japon en faveur de
cette utilisation. Le problème, a-t-il dit, est que certains gouvernements ne
prêchent pas ce qu'ils pratiquent.
Parlant au Centre de presse de Tokyo, lors du
lancement de la version japonaise de son livre "Panorama des ressources
sauvages de la Terre", M. Lapointe, ancien secrétaire général de la
CITES, a fait une distinction entre la façon dont les pays développés
traitent les question de conservation à l'intérieur de leurs frontières et
les solutions qu'ils défendent pour les autres dans les réunions
internationales.
M. Lapointe a soutenu que les pratiques en
matière de conservation des Etats-Unis d'Amérique, de l'Union européenne, de
l'Australie et de la plupart des pays industrialisés démontrent que
l'utilisation durable est l'approche la plus efficace. Elle est le principe qui
régit la chasse aux oiseaux, sangliers, cerf, kangourous et nombre d'autres
espèces gibier. Or, ces mêmes pays s'opposent tout aussi vigoureusement à une
chasse limitée à la baleine, à l'éléphant, à la tortue marine et à
d'autres espèces dans des régions où elles abondent. Souvent ils se font les
avocats d'interdictions totales de chasse qui créent des difficultés
économiques et suppriment l'incitation locale en faveur de la conservation.
Une des raisons de cette incohérence réside
dans l'empressement de politiciens à "exporter l'environnementalisme"
pour gagner un crédit qui ne demande aucun sacrifice de la part de leurs
électeurs. Les politiciens peuvent afficher une image favorable à
l'environnement face aux votants en appuyant les appels de ceux qui font
campagne pour l'interdiction de l'exploitation des espèces sauvages dans
d'autres pays, tout en étant incapables de répondre avec efficacité aux
problèmes d'environnement proches de chez eux. Cette tendance est renforcée
par des organisations non gouvernementales (ONG) agissantes, qui ont acquis un
pouvoir politique considérable dans les pays développés. Un myriade de
groupes de défense des droits des animaux font actuellement campagne pour
mettre un terme à l'exploitation raisonnable par l'homme des ressources
sauvages, en particulier dans les pays en développement.
M. Lapointe a déclaré: "La grande
majorité des gouvernements nationaux soutiennent l'utilisation durable de leurs
propres ressources mais ils se précipitent ensuite pour condamner ceux qui
souhaitent exploiter les leurs. Nous en arrivons au scénario, qui rend
perplexe, selon lequel les Etats-Unis en viennent à défendre farouchement la
chasse de la population de baleines boréales menacée, faiblement,
d'extinction, alors que simultatnément ils condamnent le Japon parce qu'il
prélève un nombre limité de spécimens d'espèces beaucoup plus
abondantes".
Reconnaissant que les pays qui défendent sur
une base constante l'utilisation durable sont mis au défi de rassembler un
consensus international, M. Lapointe a appelé les nations à coopérer plus
étroitement sur les questions de conservation et à être plus actives
lorsqu'elles affirment les vertus de cette utilisation.
M. Lapointe a dit: "Nous devons
reconnaître qu'il n'y a pas la question du thon, la question de l'éléphant,
la question de la chasse à la baleine, la question de l'acajou - il n'y a
qu'une question - celle du principe même de l'utilisation durable".

For further information,
contact Eugène Lapointe
Florida: +1(727) 734-4949 or email: iwmc@iwmc.org |