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IWMC - World Conservation Trust
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SUSTAINABLE USE

CITES
And
Commercial Fisheries:


Conclusions

La première conclusion du présent document devrait être que la CITES n’est pas, sauf peut-être dans des circonstances très particulières, un instrument approprié pour gérer des espèces marines exploitées à des fins commerciales, particulièrement celles soumises à une pêche à grande échelle, et pour promouvoir leur exploitation durable. La nécessité d’une telle gestion et d’une exploitation durable est pleinement reconnue mais elles devraient être laissées à la compétence d’organisations telles que la FAO et les ORGP, lesquelles auraient la possibilité en tout temps de proposer ou de demander à la CITES d’intervenir si elles jugeaient une telle intervention justifiée.

En prenant la décision d’évaluer la pertinence des critères CITES pour inscrire des espèces aquatiques exploitées à des fins commerciales, le COFI a implicitement reconnu que ces espèces peuvent être du ressort de la CITES. Il est donc important que la FAO et les autres institutions participant à la gestion et à la conservation des ressources marines fassent de leur mieux pour s’assurer de l’adoption de critères qu’elles jugent acceptables. Ceci devrait être l’oeuvre des scientifiques et des gestionnaires et il n’en est pas question dans le présent document. Cette action a démarré avec la préparation de la Circulaire sur les pêches N° 954 et s’est poursuivie avec la Consultation technique. La participation d’un représentant de la FAO au Groupe de travail CITES sur les critères relève aussi de cet exercice et on peut espérer que la FAO, les ORGP, les Etats Membres, l’industrie de la pêche et les ONG compétentes y contribueront aussi en envoyant leurs commentaires au Secrétariat CITES maintenant que le rapport du Groupe de travail et les propositions de critères révisés ont été mis en circulation.

Néanmoins, ceci ne sera pas suffisant, parce qu’il est difficile de croire que les critères, aussi bons soient-ils, empêcheront toujours l’inscription d’espèces aux annexes CITES contre le voeu des milieux de la pêche. Pour le garantir, davantage d’efforts doivent être accomplis avant la 12e session de la Conférence des Parties à la CITES, au cours de laquelle les critères révisés devraient être adoptés et des propositions d’inscription d’espèces marines aux annexes CITES pourraient être examinées. Considérant que la CdP12 devrait se tenir au cours de la seconde moitié de 2002, le temps à disposition n’est pas très long. En outre, le fait que la seule session du COFI avant la CdP12 aura lieu en février 2001 ne devrait pas faciliter l’adoption de décisions qui pourraient être importantes pour l’avenir des relations entre la FAO, les organismes de pêche et la CITES.


Les mesures suivantes, dont certaines sont entièrement ou partiellement couvertes par les recommandations au COFI de la Consultation technique de la FAO, semblent nécessaires:

  Contribuer à l’adoption de critères biologiques, de définitions et de lignes directrices pour l’inscription à l’Annexe I de la CITES qui préviendront l’inscription d’espèces (ou de populations) à cette annexe même si elles peuvent être momentanément surexploitées mais sans être réellement menacées d’extinction.
  Contribuer à l’adoption de critères biologiques, de définitions et de lignes directrices pour l’inscription à l’Annexe II de la CITES qui préviendront l’inscription d’espèces (ou de populations) à cette annexe simplement parce qu’elles apparaissent dans le commerce international ou ressemblent à de telles espèces.
  Contribuer à la révision des autres parties de la résolution Conf. 9.24, dont les mesures de précaution, pour s’assurer qu’elles ne soient pas en contradiction avec les intérêts des milieux de la pêche mais les prennent en compte.
  Examiner les problèmes relatifs à l’inscription de ressources halieutiques aux Annexes I, II ou III. Ceci devrait être l’une des tâches du groupe de travail d’experts recommandé par la Consultation technique. Le présent document devrait faciliter cet examen.
  Proposer des solutions, par le biais de critères ou autrement, aux problèmes identifiés, et une alternative plus pertinente que l’inscription d’espèces (ou de populations) aux annexes CITES.
  Déterminer les circonstances ou conditions qui pourraient justifier l’inscription de ressources marines aux annexes CITES en tant qu’outil complémentaire de gestion, afin d’en assurer la conservation et l’exploitation durable (par exemple sur la base des critères des trois V décrits dans la Circulaire sur les pêches N° 954).
  Préparer un protocole d’accord ou un document similaire pour définir les relations entre la FAO et/ou les ORGP et les autorités CITES, dans l’intention, en particulier, de prévenir l’inscription aux annexes CITES de ressources marines contre les intérêts et le souhait des milieux de la pêche.
  Mettre au point des mécanismes et d’autres moyens pour assurer la coordination au niveau national, s’il y a lieu, entre les autorités en charge des pêches et de la CITES, en vue de la préparation de propositions d’amendement des annexes CITES, de l’analyse des propositions d’amendement soumises par d’autres Parties et de la prise de décisions à leur égard, et de l’établissement de la délégation nationale aux sessions de la CITES.
  Mettre au point un mécanisme pour s’assurer que la FAO et les ORGP soient informées comme il convient et en temps opportun des propositions d’amendement les concernant, conformément à l’Article XV de la Convention, et que ces organismes aient l’autorité et la possibilité d’exprimer leurs opinions et leurs recommandations au Secrétariat CITES et lors des sessions de la Conférence des Parties, et qu’elles le fassent.
 

Enfin et surtout, prendre toutes les mesures possibles pour s’assurer que les ressources marines soient correctement gérées et soient exploitées durablemement afin d’éviter que leur mauvaise gestion soit utilisée comme prétexte pour inscrire ces ressources aux annexes CITES.

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