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Sustainable
eNews |
22 October
1997 |
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IWC 49 -
Monaco |
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IWMC
World Conservation Trust |
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Position De L’IWMC
Sur La Proposition
Americaine D’Autoriser Les Makahs A Chasser La Baleine Pour Leur
Sussistance
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L’IWMC comprend les conditions dans lesquelles la
Commission baleinière internationale (CBI) autorise la délivrance de
permis de chasse à la baleine de subsistance par des autochtones.
Nous n’avons rien contre les permis présentement en usage, bien que nous
souhaitions rappeler aux commissaires que d’autres observateurs des
procédures de la CBI et nous-mêmes reconnaissent que dans certains cas,
ces conditions ont été modelées de manière à accommoder les besoins
culturels et économiques de ceux qui en dépendent.
La CBI devra examiner à nouveau une
demande de permis de chasse à la baleine de subsistance. La tribu
des Makahs, de la côte nord-ouest des Etats-Unis, souhaite vivement
reprendre sa chasse traditionnelle à la baleine grise, tant pour des
raisons culturelles, selon lesquelles cette chasse renforce l’unité de
la tribu, que parce que les Makahs aspirent à réintroduire la viande et d’autres
produits de baleine dans leur régime alimentaire. Il apparaît que
leur but unique est de satisfaire des besoins culturels tout en
bénéficiant d’un apport alimentaire, quand bien même ils ont survécu
sans cette source de nourriture pendant 70 ans.
L’IWMC World Conservation Trust constate
que certaines Parties à la CBI sont opposées à cette reprise de la
chasse à la baleine, de toute évidence en partant du fait que ces 70
dernières années ont démontré que les Makahs n’ont pas « réellement
besoin » de reprendre cette chasse. Nous rejetons ce jugement
culturel car nous estimons que d’autres bénéficiaires de permis peuvent
aussi survivre sans chasse à la baleine, alors que leurs demandes ont
été exaucées parce que l’on pensait profondément que leurs besoins
culturels et spirituels ne pouvaient être satisfaits que par une chasse à
la baleine communautaire.
Nous avons l’impression que les
objections n’ont rien à voir avec les besoins des Makahs, mais qu’elles
reposent plutôt sur la crainte que les populations autochtones de certains
pays puissent elles-mêmes demander des permis, après avoir constaté que
d’autres en avaient obtenu au titre de leurs besoins culturels. Ce
pourrait être le cas, par exemple, en Australie ou en Nouvelle-Zélande
où les autochtones sont de plus en plus conscients de ces questions.
Dans ces pays, dont les dirigeants se sont opposés avec intransigeance à
la reprise de la chasse à la baleine, la crainte existe que ces peuples
cherchent à obtenir un renversement d’attitude, par le biais de
campagnes de sensibilisation ou de poursuites judiciaires, afin d’acquérir
le droit d’utiliser au moins les animaux échoués. Ceci mettrait
les dirigeants dans une position politique inconfortable et, par
conséquent, il est possible que les dirigeants australiens et
néo-zélandais soient actuellement opposés à la reprise de la chasse à
la baleine par les Makahs afin de ne pas créer un précédent
désagréable. Leur approbation serait en contradiction avec leur
refus actuel de droits similaires en faveur de leurs propres communautés
autochtones.
L’IWMC World Conservation Trust
encourage toutes les Parties à la CBI à fonder leurs votes ou leurs
opinions consensuelles à l’égard de la proposition makah sur les
informations des scientifiques, lesquels estiment que la prise de cinq
baleines n’aura aucun effet préjudiciable sur la population, et sur le
témoignage sincère des Makahs eux-mêmes quant à l’importance de la
chasse à la baleine pour leur communauté.  |